mercredi 28 novembre 2007

Et pourtant, il roule !

Le tramway de Nice a été inauguré samedi, après plus de 4 ans de travaux particulièrement traumatisants pour les niçois.

Cet énorme chantier, qui a couté plus de 400 millions d'euros, a été marqué - entre autres - par une affaire de corruption aboutissant a plusieurs mises en examen, par l'annulation administrative de la déclaration d'utilité publique du projet pour cause de sous-évaluation du nombre de parkings, ou encore par la découverte de "marnes gonflantes" dans le sous-sol ainsi que d'amiante dans certaines canalisations. Autant d'aléas et d'anomalies qui ont engendré près d'un an de retard dans la livraison du tramway.



Après la longue et complexe réfection des réseaux sous-terrains (égouts, gaz, eau, électricité, télécoms...), les travaux du tramway proprement dit ont enfin commencé. Les deux premiers rails furent soudé le 30 mai 2005 sur le boulevard Comte de Falicon.



Les travaux ont rapidement révélé plusieurs surprises. La plus importante fut la découverte de vestiges archéologiques datant du Moyen-Age. L'ancienne Tour Pairolière fut ainsi retrouvée quelques mètres sous la chaussée du boulevard Jean-Jaurès. Cet élément du mur d'enceinte de la ville médiévale occupait une place décisive dans son système de défense. Ces découvertes ont été conservées sur place, dans une galerie artificielle qui à l'avenir pourra être visitée par le public.



En décembre 2006, pour la première fois une rame de tramway est apparue dans les rues de la capitale azuréene. Tractée par un engin spécialement adapté, elle est lentement descendue de son dépôt de Nice-Nord jusqu'à la place Masséna, au coeur de la ville, sous le regard curieux de nombreux niçois.





La pose des "lignes aériennes de contact", qui permettent aux rames de puiser leur énergie, fut la dernière infrastructure installée sur la ligne du tramway, avant la réalisation des aménagements urbains.



A Nice-Nord a été construit le "centre opérationnel", avec sa station de lavage, son atelier de remisage et d'entretien mécanique des rames, ainsi qu'un parking de 700 places pour les voitures particulières et le fameux "poste central de commandement", d'où est géré l'ensemble du réseau de trams et de bus de la ville de Nice.



Malgré le combat politique sans merci qui les oppose depuis plusieurs semaines, Jacques Peyrat, le sénateur-maire UMP a l'origine du projet tramway et candidat à un 3e mandat, et Christian Estrosi, le président du Conseil général et candidat choisi par le parti présidentiel pour lui succéder, se sont fait face pendant la demi-heure qu'a duré le trajet inaugural.



Durant le week-end, près de 180 000 personnes - soit la moitié de la population niçoise - sont venues "essayer" le tramway, dont l'accès était gratuit pour l'occasion. En dépit du temps maussade, les rames étaient bondées tout le week-end comme à une heure de pointe.


jeudi 1 novembre 2007

Néry replonge

Cet après-midi, à Charm el Cheikh, Guillaume Néry s'est classé 4e du championnat du monde d'apnée après une plongée réussie à -99 m. L'Autrichien Herbert Nitsch a remporté la compétition haut la main, en repoussant encore plus profond le record du monde : -112 m.

Il y a deux semaines dans la rade de Villefranche-sur-Mer, Guillaume Néry réalisait l'un de ses derniers entraînements avant le départ pour l'Egypte.



Pour ce Niçois de 25 ans, dont onze en apnée, ce championnat était un retour à la compétition pour conclure “une année de transition.” “Après l’accident de Loïc [Leferme, quintuple recordman du monde d’apnée “no limit”, décédé après un accident à l'entraînement il y a 6 mois], il était hors de question de tenter un record.”




Ce matin là, l'objectif était fixé à -98 m. Une poignée d’athlètes sur la planète peuvent réaliser une telle performance. Elle paraît pourtant modeste au regard des -109 m qu’il avait atteint au même endroit l’an passé, lorsqu'il a battu son 3e record du monde.





Bravo Guillaume. Rendez-vous en 2008 pour un nouvel exploit personnel.

samedi 13 octobre 2007

Ses derniers pas d'homme libre

10 h 30, avant hier, à Aix-en-Provence. C'est la dernière suspension d'audience d'un procès de 4 semaines. L'accusé, Jean-Maurice Agnelet, déambule comme à son habitude dans les couloirs de la cour d'appel. Il ne le sait pas, mais ce sont ses derniers pas d'homme libre.




A l'issue de la plaidoirie de ses défenseurs, l'ex-avocat et amant de l'héritière du casino du palais de la Méditerranée sera conduit à la souricière le temps du délibéré, comme le prévoit la procédure. Il y a 10 mois à Nice, lors du premier procès, il avait attendu sereinement durant plus de 4 heures, confiant même qu'il avait dormi du sommeil du juste, avant d'être acquitté.
L'attente sera deux fois plus courte à Aix-en-Provence. A 16 heures, Jean-Maurice Agnelet réapparaîtra dans la salle d'audience. Mais derrière la vitre blindée du box des accusés cette fois. Verdict : coupable de l'assassinat d'Agnès Le Roux. La plus grande énigme judiciaire niçoise a son épilogue.